Kaaitheater entre dans la ville pour le nouveau festival CITY:LAND

Kaaitheater entre dans la ville pour le nouveau festival CITY:LAND

9 > 13/10 performances, installations, workshops, films ent débats sur & autour la Place de la Monnaie

Mardi 4 septembre 2018 — Avec le nouveau festival CITY:LAND, nous allons à la rencontre de la ville, loin de nos salles. Cinq jours durant, des artistes explorent la ville en tant que lieu partagé dans un monde polarisé.

CITY:LAND réunit deux thèmes chers au Kaaitheater depuis longtemps et fréquemment abordés dans notre programme : l’écologie (durant les dix éditions de Burning Ice et autres programmes dans le cadre d’Imagine2020) et la ville et le vivre-ensemble (e. a. Festival Kanal).

La première édition, de 9 au 13 octobre, se déroule sur et autour de la Place de la Monnaie au cours de la semaine qui précède les élections communales. Chaque édition s’articule aussi autour d’un artiste en résidence. Cette année, ce sera Michiel Vandevelde avec Precarious Pavilions #2.

Aussi bien en journée qu’en soirée, vous découvrirez des performances, des installations et des expositions : de l’antenne émettrice de Kevin Trappeniers au milieu de la Place de la Monnaie à un cortège de rues d’Anne Collod (d’après Anna Halprin) en passant par une performance d’Ant Hampton dans le hall d’entrée de La Monnaie. Vous passerez le long des « caméras de surveillance » de Sarah van Lamsweerde et entendrez la lecture-performance de Roland Gunst & Sibo Kanobana au Muntpunt (bibliothèque sur la Place de la Monnaie). Dans la rue des Princes, vous pourrez découvrir le film que Sarah Vanagt réalise avec des enfants dans les rues avoisinantes. Et un peu plus loin, vous pouvez vous rendre à l’exposition d’Architecture Workroom Brussels au WTC.

 

Michiel Vandevelde, Wouter De Raeve en Lietje Bauwens
Precarious Pavilions #2: The New Local

Le chorégraphe Michiel Vandevelde voyage dans quatre villes avec ses Precarious Pavilions. Dans chacune, il construit un pavillon avec un autre artiste, chaque fois autour de la question : « Comment abordons-nous l’espace et l’architecture dans ce monde instable ? » L’idée de la précarité peut-elle nous offrir et nous inspirer de nouvelles perspectives sur notre style de vie, afin de nous les remémorer en ce nouveau siècle marqué par les crises climatiques, économiques, culturelles et autres ?

Le deuxième pavillon, réalisé avec le collectif 431 – qui se compose de Lietje Bauwens et Wouter De Raeve – sera installé à Bruxelles sur la place de la Monnaie, un lieu historique significatif, aujourd’hui avant tout le terrain de passants, de personnes qui font du lèche-vitrines ou du shopping et de grands événements. En journée, une dizaine d’artistes effectuent des expériences sur la place. Ensuite, une documentation de ces interventions se voit attribuer une place centrale dans le programme de soirée, où les artistes et d’autres hôtes engageront la discussion. Les artistes ayant déjà confirmé leur présence sont: Alex Zakkas et Kurt Tichy (Constant), Beny Wagner et Sasha Litvintseva, Hana Miletić, Helena Dietrich, Martin Belou, Naïmé Perrette, Ola Hassanain, Rozalinda Borcila, Vivien Tauchmann, Parasite 2.0, Sepake Angiama et Mijke van der Drift.

Precarious Pavilions #1 a eu lieu en juin 2018 à Gand. Après Bruxelles, il y aura d’autres éditions, notamment à Anvers (fin 2018-début 2019) et à Louvain (mai 2019). Plus tard cette saison  Michiel Vandevelde est de nouveau à l'affiche de Kaaitheater avec le spectacle de danse Lamakh.

Restaurant Roma, rue des Princes 12, 1000 Bruxelles | 9 > 13/10 | débats/workshops/performances/films

 

Anne Collod / Anna Halprin
The Blank Placard Dance, replay

La veille des élections communales, un cortège de gens habillés en blanc accompagné d’une fanfare parcourent Bruxelles. Les manifestants portent des pancartes blanches, sans slogans. En 1967, la chorégraphe états-unienne Anna Halprin a créé Blank Placard Dance pour protester contre la guerre du Vietnam. « Contre quoi manifestez-vous ? », leur demandaient les passants. « Contre quoi voulez-vous manifester ? », leur répondaient les danseurs. La chorégraphe française Anne Collod recrée cette performance avec des participants bruxellois. Elle met ainsi à l’épreuve du temps présent la pensée utopique de Halprin autour de la contestation et de la collectivité : quelle est l’importance du collectif à une époque où l’individualisme règne en maître ?

Anne Collod a récréé The Blank Placard Dance pour la première fois au Centre Pompidou à Malaga, et récemment à Lille. Outre Bruxelles, il y a encore une reconstitution prévue en Brésil.

départ: place de la Monnaie | 13/10 - 13:00 > 15:00 | performance

 

Ant Hampton
Crazy But True

Les enfants manifestent une insatiable curiosité pour les détails insolites au degré élevé de bizarrerie, mais de véracité aussi. Dans cette performance d'Ant Hampton, des enfants de huit à onze ans constituent « un panel d’experts ». Par le biais d’écouteurs, ils entendent un texte, répètent ce qu’ils entendent et présentent ainsi une liste croissante de faits exceptionnels. Préparez-vous à une production tendre, transgénérationnelle qui navigue entre situations extrêmes parfois comiques, parfois tragiques.

La performance Crazy but True était à l'affiche du Kaaitheater Kaaitheater au début de la saison passée et a été réalisée, entre autres, au Chili, en Espagne, en Grèce et à Gand.

La Monnaie | 11/10 | performance/installation | en néerlandais et français (surtitres en néerlandais, français et anglais)

 

Kevin Trappeniers
AntennA

L’œuvre de Kevin Trappeniers, qui consiste invariablement en une quête d’un nouvel ensemble sensoriel, oscille entre art visuel, théâtre et danse. Avec AntennA, Kevin Trappeniers crée une installation silencieuse autour de la communication erronée ou perdue. Une antenne émettrice d’un mètre de haut bloque temporairement les signaux de l’environnement immédiat : autour de nous naît un nouvel espace silencieux. Quelle teneur peut accueillir ce nouveau vide ? Et pouvons-nous encore être reliés sans réseau ?

sur la place de la Monnaie | 09 > 13/10 | installation + performances

 

Sarah van Lamsweerde
Instant Fiction

L’installation vidéo en direct Instant Fiction de Sarah van Lamsweerde filme aussi des situations quotidiennes dans des lieux publics, selon les principes d’un système de surveillance. On voit des gens qui parlent, rient, boivent ou lisent le journal. Sauf qu’ici, les images sont sous-titrées en temps réel par des phrases extraites d’un vaste éventail de scénarios de films. La réalité actuelle se transforme ainsi en plateau d’acteurs qui l’ignorent.
Sarah van Lamsweerde travaille à la frontière du théâtre et des arts visuels et explore, entre autres, des phénomènes de médias de masse. On a pu voir son installation Shrink the World dans le cadre de Performatik13. Elle a créé Instant Fiction à la demande du festival finlandais ANTI et effectue depuis une tournée aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne.

Muntpunt et le grand café de Muntpunt | 09 > 13/10 | installation vidéo

 

Sarah Vanagt
PLAKFILM

Sarah Vanagt combine de manière surprenante l’histoire et le cinéma dans ses documentaires, ses installations vidéo et ses photos. Dans PLAKFILM les enfants mesurent les turbulences de notre époque. Ils déroulent des bandes de ruban adhésif translucide dans les rues où ils ont grandi. En les décollant, les rubans gardent des empreintes de la ville : de la poussière, du sable, des emballages de bonbons, des insectes, du verre, des peluches… Les bandes forment ainsi un journal ultra-réaliste qu’une vieille lanterne magique anime. Peut-on prédire l’avenir à partir de ces formes et images ?

sur et autour de la place de la Monnaie | 09 > 13/10 | installation

 

Architecture Workroom Brussels & IABR
You're here (part 2)

Notre conscience de la finitude des matières premières et de l’espace disponible sur notre planète s’accroît, au même titre que la peur des conséquences du changement climatique. Mais comment passe-t-on du rassemblement de connaissances et de l’expérimentation à la transformation réelle de nos modes et espaces de vies ? Leo van Broeck (maître-architecte flamand) et Joachim Declerck (Architecture Workroom Brussels) présentent l’exposition YOU ARE HERE dans la tour 1, quasiment vide, du World Trade Center – un vestige iconique de l’urbanisation au XXe siècle. Il s’agit d’un satellite bruxellois de la Biennale internationale d’architecture de Rotterdam qui s’inscrit entièrement sous le signe du développement durable.

WTC 1 | 15/09 > 11/11 | expo & débat

Michiel Vandevelde, Lietje Bauwens & Wouter De Raeve - Precarious Pavillion #2 - 9 > 13/10© Wouter De Raeve
Anne Collod - Blank placard dance, replay - 13/10 © Hervé Veronese
Ronald Gunst & Sibo Kanobana - De Heerschappij van het Afropeanisme © Roland Gunst & Sibo Kanobana
Sarah Vanagt - Plakfilm - 9 > 13/10© Sarah Vanagt
Kevin Trappeniers - AntennA - 9 > 13/10 © Boris Kuijpers
Ant Hampton - Crazy But True - 11/10 © Ant Hampton
Sarah Van Lamsweerde - Instant Fiction - 9 > 13/10 © Sarah Van Lamsweerde
Architecture Workroom Brussels & IABR – You're here (part 2) - 15/09 > 11/11